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lundi 4 octobre 2010

La laïcité et la neutralité questionnées par l'Islam

Ce vendredi, le public était venu nombreux pour assister à une conférence débat organisée conjointement par La Revue Nouvelle et Politique, revue de débat. A la tribune, Vincent de Coorebyter, directeur général du CRISP et Marc Jacquemain, professeur à l'ULG réunis autour d'Henri Goldman, co-directeur de Politique et modérateur de la soirée. Après une prise de parole des deux intervenants, Henri Goldman a, après avoir acté le manque de femmes parmi les orateurs, donné la parole au public.

La soirée résumée en images avec Luc Van Campenhoudt, directeur de la Revue Nouvelle, Vincent de Coorbyter, Henri Goldman et Marc Jacquemain ainsi que le public :












dimanche 26 septembre 2010

Rencontre avec Germaine Acogny

Dans le cadre du festival L'Afrique visionnaire à (au) Bozar et en collaboration avec le CEC, notre maison mère recevait ce jeudi Germaine Acogny, une grande figure de la danse africaine. La soirée était animée par Ken Ndiyae, un de ses anciens élèves à Mudra Afrique.


Complètement ignorante du monde de la danse, je suis ressortie sous le charme de cette soirée où il fut question évidemment de danse mais également de culture, d'émancipation, de travail, d'idées reçues démontées (par ex : les Africains ont la danse dans le sang), de conviction, de projets, d'échanges, de rencontres,...

Pour terminer, juste envie de partager avec vous quelques phrases de cette soirée :
"Par la danse nous existerons, par la danse nous vaincrons"
"On est de là où on vit, de là ou on se nourrit"

dimanche 19 septembre 2010

Les rapports texte-image

Ne pas commencer à raconter cette nouvelle saison par l'expo Récits plastiques parce que j'en ai loupé le vernissage et que ne l'ai vue que quelques minutes avant que ne commence la conférence sur les rapports Texte-image. Simplement en dire que les photos d'Amélie Marchal avec et chez son grand-père ont réveillé de fortes émotions chez moi.

Revenons à cette table ronde. Etienne Ethaire des éditions du Somnambule équivoque discutait avec Louis Mathoux, Eléonore Wack (auteur et photographe du Livre des blasphèmes), Pierre-Dominique Schmidt (photographe) et Nathalie Gassel (auteure de Récits plastiques, à l'origine de l'expo) et David Giannoni éditeur et auteur de Bd pour Meurtre à Bramacity (La face cachée de la ville; 1).

Eléonore Wack a par exemple expliqué que ce sont les éditions du Somnambule équivoque qui lui ont proposé d'illustré le livre déjà écrit de Louis Mathoux. Pierre-Dominique Schmidt et Nathalie Gassel ont exposé leur collaboration et David Giannoni expliqué son travail avec un dessinateur italien.

dimanche 14 février 2010

Total Polar

Cette année, Total Polar a fait se rencontrer deux belles plumes du polar belge, Alain Berenboom et Pieter Aspe, sous la houlette de Jean-Claude Vantroyen, responsable des pages "culture" du journal Le Soir.


Après une brève présentation des deux auteurs, JC Vantroyen nous a plongé dans les points communs et les différences entre ces deux auteurs, l'un bruxellois, l'autre brugeois. Ils ont par exemple publié leur premier roman à 43 ans tous les deux, la Belgique est omniprésente dans leurs polars (qu'elle soit contemporaine pour Aspe, un peu plus ancienne pour Berenboom), la compagne de Pieter Van In s'appelle Hannelore, celle de Michel Van Loo Anne, les personnages secondaires sont nombreux et aident aussi bien Pieter que Michel dans leurs enquêtes.
Les auteurs nous ont également parlé de leur manière de travailler, de leurs recherches documentaires pour l'un pour certaines questions, de leur plaisir de s'inspirer de ce qui se passe autour de lui ou dans les médias pour l'autre.

Pour les amateurs des aventures de Michel Van Loo, sachez qu'un troisième tome, parlant entre autres de l'immigration italienne (pour pouvoir en aborder d'autres) est en cours de préparation.

samedi 21 novembre 2009

Lever de coude avec… l’OuBreCPo

Après une conférence mémorable sur La Pince à linge, sa vie, ses mœurs l'an dernier, le Docteur Lichic faisait son retour à la Maison du Livre ce 20 novembre, jour de la St V (coïncidence?) pour l'université d'été de l' OuBrePo (Ouvroir de Brèves de Comptoir Potentielles).

Pour cette université d'été -ayant exceptionnellement lieu en automne- de l'OuBreCPo, notre docteur était accompagné de son compère Bert du Verschu, autre éminent spécialiste en brèves de comptoir. Le public a joué le jeu et est généralement venu qui avec une bouteille de vin, qui avec six pils, qui avec trois bières spéciales pour assister à cette session exceptionnelle d'Ouvroir de Brèves de Comptoir Potentielles autour du magnifique bar de notre maison mère.

Après un petit rappel historique autour de l'OuLiPo et de ses dérivées comme l' OuPeinPo, l'OuPolPo (à conseiller à nos souverain et gouvernements ??), ou encore l'OuTraPo, nos deux compères sont entrés dans le vif du sujet en nous donnant quelques bases théoriques étayées par une belle clé dichotomique permettant de comprendre quel propos est ou n'est pas une brève de comptoir et pourquoi. Et pour mieux comprendre les subtilités de ces mécanismes, nous invitaient à boire un coup ;-)

Beancoup d'humour, de rires, de références diverses, d'étonnement (pour moi en tout cas qui ne connaissais pas grand chose en brèves de comptoir) durant cette soirée où circulaient également les Brèves de comptoirs de Jean-Marie Gourio afin de trouver des exemples à analyser et essayer de voir de quelle catégorie il s'agissait. Des discussions aussi, des "non, je vois pas ça comme ça", des "Ah bon, pourtant..." des "mais, si, enfin", des...

Ai bien envie, moi, qu'une session d'hiver ait lieu, à la Maison du Livre ou ailleurs ;-)

vendredi 30 octobre 2009

Touche pas à mon sacré! Respect des croyances et respect des personnes

Pour la troisième fois, la Maison du Livre s'associait à la LABEL (Ligue pour l’Abolition des lois réprimant le Blasphème et le droit de s’Exprimer Librement)pour une soirée sur le thème de la liberté d'expression et plus particulièrement ce soir à propos du respect des croyance et du respect des personnes. Jean-Pol Hecq (journaliste à la Première) recevait Jeanne Favré-Saada (ethnologue) et le père Ignace Berten (dominicain) pour débattre de ce vaste sujet. Après avoir invité les deux conférenciers à nous présenter chacun leur point de vue, Jean-Pol Hecq a lancé le débat avec le public.
J'apprécie beaucoup ce genre de conférences mais ai des difficultés à la résumer, de peur de trahir les propos échangés vu que je ne comprends pas certaines notions. L'échange de points de vue parfois très différents est enrichissant.

dimanche 13 septembre 2009

Jodi, toute la nuit

La Sortie de Jodi toute la nuit chez Couleur Livres était le prétexte pour La Maison du Livre de rassembler Carmelo Virone (animateur de la soirée), Violaine de Villers, Alain Brezault, Gauthier de Villers et In Koli Jean Bofane autour de son auteur, Didier de Lannoy.

Une bande d'amis venus discuter essentiellement du dernier livre, mais aussi des écrits électroniques (dont DDL inonde (sic) parfois ses destinataires) et du Cul de ma femme mariée, d'un des leur, voilà comment j'ai envie de résumer rapidement cette soirée qui est partie un peu dans tous les sens, le principal invité esquivant parfois les questions, les extraits de livres se mêlant aux réflexions plus personnelles des uns et des autres. La légitimité de pouvoir écrire sur le Congo a également été abordée, les uns et les autres n'ayant pas la même vision de la question.

Les lumières se sont éteintes, le calme est revenu dans la salle et la voix de Yolande Moreau a retenti , petit extrait sonore de la mise en monde de Jodi toute la nuit par Violaine de Villers.

La soirée s'est terminée par des échanges avec le public venu nombreux.

dimanche 10 mai 2009

Amis @ Facebook

Tout le monde ou presque a déjà entendu parlé du réseau de socialisation Facebook. Ce jeudi, la Maison du Livre, en collaboration avec FIJ, avait décidé d'y consacré un débat, un peu comme ça avait été le cas en 2007 avec la rencontre autour de Google-Moi, la deuxième mission de l'Amérique de Barbara Cassin.

Une fois n'est pas coutume, il s'agissait plus d'une table ronde que d'un débat. La discussion était animée par Olivier Markowitch (chargé de cours à l'ULB) et a commencé par les points de vue Jean Spinette (président du CPAS de Saint-Gilles et utilisateur de Facebook tant en tant qu'utilisateur privé que pour sa campagne électorale) et Khaldoun Al Khourdi (animateur chez FIJ).

Les conditions d'utilisation, le respect de la vie privée, des droits d'auteur, l'intéret de s'inscrire sur ce type de site, le vocabulaire utilisé (le mot "ami" pose problème à certains utilisateurs, d'autres, comme Patrick Lowie parlent de "correspondants", pour ma part j'apprécie "contacts") ou encore que par défaut, les infos mises sur Facebook sont accessibles à tous les inscrits ont été abordées. Certains ont évoqué leurs craintes par rapport à ce type de site où, malgré les possibilités de sécuriser ses informations (via l'onglet confidentialité des paramètres, pas toujours évident à trouver) l'information est archivée pour longtemps. Les utilisations plus marketing ou la campagne électorale du président Obama ont également été évoquées.

J'ai parfois eu l'impression durant ce débat que Facebook était diabolisé par certains. Je ne crois pas qu'il faille aller si loin. "Simplement" l'utiliser en connaissance de cause (combien sommes-nous à avoir lu les conditions d'utilisation en entier), avec prudence, en sachant ce qu'on y met, en sachant que certaines informations de profil que l'on n'a pas envie d'afficher car on les trouve intrusives (comme la date de naissance, le sexe, la religion, les opinions politiques, orientation sexuelle, numéro de téléphone, adresse, ... ) sont facultatives et que les paramètres de confidentialité peuvent être paramétrés suivant les personnes que l'on autorise à voir ou non ces informations.

Et pour finir, une question a été posée : Ne pas être sur Facebook entrainera-t-il à un moment ou à un autre d'être "has been" ou laissé pour compte de certaines informations comme ça devient le cas quand une personne n'a pas accès à Internet ou simplement pas de mail?



mercredi 6 mai 2009

Les Carnets de voyage d'Antoine-Roger Bolamba

Ce Mardi, Jean-Claude Kangomba recevait Isidore Ndaywel E Ziem, (historien, directeur honoraire de l'OIF) Jean-Pierre Orban (directeur de la collection L'Afrique au coeur des lettres chez l'Harmattan) et Marc Quagebeur (directeur des Archives et Musée de la Littérature et de la revue Congo Meuse) autour des évolués au Congo et plus particulièrement des Carnets d'Antoine-Roger Bolamba Congo Belgique 1949-1955 publiés chez l'Harmattan cette année.

Après nous avoir présenté Antoine-Roger Bolamba (1913-2002) qui fût journaliste, rédacteur en chef de la Voix du Congolais, secrétaire d'état du premier gouvernement du Congo indépendant, et premier poète congolais publié en Europe, Jean-Claude Kangomba a invité Jean-Pierre Orban, éditeur de ces carnets à nous expliquer la genèse de cette publication autour des écrits de cet auteur congolais. Il nous a expliqué que ce projet lui avait été proposé par Christian Cascio, que la majorité des textes proviennent de la Voix du Congolais et qu'ils ont décidé de publier uniquement des textes n'ayant jamais été repris dans d'autres publications. Quand il a dit avoir hésité à publier le texte concernant le voyage du roi Baudouin en 1955, tant Isidore Ndaywel E Ziem que Marc Quagebeur ont dit que ce texte avait tout à fait sa place dans l'ouvrage car il était entre autres témoin du discours du roi des Belges à ce moment-là.

Ensuite, Isidore Ndaywel E Ziem nous a expliqué le statut d'évolué (dont Balamba est un des représentants) dans la population congolaise durant la période de la colonisation.

La rencontre était très intéressante, les différents invités rebondissant sur les propos des uns et des autres pour les confirmer et parfois les préciser.

Soirée organisée en collaboration avec le CEC (Coopération par l'Education et la Culture).

lundi 23 février 2009

Rencontre avec Jean-Luc Raharimanana

Dans le cadre de l'exposition Madagascar le grand livre des petits métiers, Jean-Claude Kangomba (chercheur aux Archives et musée de la littérature et professeur de littératures africaines) recevait l'auteur malgache Jean-Luc Raharimanana.


Pendant près de deux heures, nous avons suivi J-L Raharimanana dans sa vie, que ce soit à Madagascar ou en France mais aussi et surtout à travers son œuvre, que ce soit ses pièces de théâtre, ses recueils de nouvelles ou encore ses romans. Afin de nous faire partager le style, la musicalité et les thèmes souvent durs de son invité, J-C Kangomba a émaillé ce dialogue d'extraits de nouvelles tirés entre autres du recueil Rêves sous le linceul.

Quand Jean-Claude Kangomba a parlé de lui comme d'un auteur engagé, Jean-Luc Raharimanana a confirmé tout en expliquant que ce n'était pas conscient de sa part au départ mais que c'était effectivement très présent dans ses écrits. Comme en écho à la soirée de la veille, l'auteur nous a également parlé de la censure dont ont été victimes deux de ses pièces de théâtre, que ce soit à Madagascar pour Le Prophète et le président à la fin des années 80 ou plus récemment en France pour l'adaptation de son livre Madagascar 1947.

Une belle rencontre qui s'est terminée par l'évocation de la situation actuelle de l'île à laquelle l'auteur a répondu par la lecture d'un extrait de Za, son dernier roman dans lequel on fait entre autres la connaissance de Dollaromane, personnage qui fait inévitablement penser à l'actuel président malgache.

vendredi 20 février 2009

La Censure ce serait nous ?

Ce mercredi, la Maison du Livre et la LABEL ( Ligue pour l’Abolition des lois réprimant le Blasphème et le droit de s’Exprimer Librement) cooraganisaient une deuxième soirée consacrée à la censure. Jean-Pol Hecq (journaliste à la RTBF) et ses invités, Marc Jacquemain (sociologue, professeur à ULG) et Jean Bricmont (professeur de physique à l'UCL) nous ont offert un débat autour de la question "Et si la censure c'était nous?"


Jean Bricmont a d'abord été invité à présenter sa position. Il a d'emblée précisé qu'il se plaçait du point de vue de la philosophie du droit, du droit à l'expression. Pour lui, la libre expression est basée sur la parole et l'action. On a le droit d'exprimer une opinion personnelle, individuelle. La limite doit être fondée sur les actions. S'en est suivie une longue liste de faits qui sont pour lui des gens poursuivis pour délit d'opinion.
Quelques exemples : D. Irving, historien britannique, accusé d'être négationiste, a été emprisonné trois ans pour des propos tenus il y a dix-sept ans; Norman G Finkelstein ,américain auteur du polémique l'Industrie de l'Holocauste, n'a jamais été nommé comme professeur d'université; Siné qui a été viré de Charlie Hebdo et traîné devant les tribunaux pour des propos jugés antisémites tenus dans sa Zone, ...
Il cite également Rushdie pour qui il ne faut jamais personnaliser, aucun respect pour ce que les gens pensent, on ne peut pas protéger les idées. Pour J. Bricmont, cette position est inactuelle. Il rappelle également la différence entre jugements de fait et jugements de valeur.
Si je pouvais résumer en quelques mots l'intervention de J. Bricmont, je dirais : "Beaucoup d'informations brutes reçues, à nous de décoder."


Marc Jacquemain a ensuite partagé sa propre réflexion. Pour lui, notre société a besoin de tabous, de les expliquer et d'en débattre. Il nous a entre autres parlé de la pédophilie et du tabac. Il y a également une demande sociétale d'euphémisation du discours. Actuellement, les sociétés sont structurées non plus sur des idées qui s'opposent mais par des compétitions généralisées. Pour lui, il n'y a plus ou presque de conflits structurés comme le capital opposé au travail ou l'Est opposé à l'Ouest. Il se demande également si le fait de séparer les gens de leurs idées n'est pas une logique d'intellectuels née au XIXè. Actuellement, les gens ont peur du désaccord, n'aiment pas exprimer leur désaccord sur ce sur quoi ils n'ont pas prise.

Avant de donner la parole au public, Jean-Pol Hecq a expliqué comment lui ressentait les propos de ses invités : pour J. Bricmont, l'autocensure vient entre autres de la sacralisation des opinions. Pour J-P Hecq, il y a trois grands domaines où les idées ont été sacralisées : la mémoire historique, le sexe et les religions. Il a enfin posé cette question à M. Jacquemain : si l'autocensure existait, serait-elle l'enfant illégitime de l'hypermodernité?

Ce débat intense et complexe s'est conclu par un échange avec le public pendant lequel la géométrie variable des tabous, le fait que certaines lois ne soient pas les mêmes pour tous ou encore l'euphémisation des choses (les caricatures étaient par exemples beaucoup plus violentes au XIXè qu'actuellement) ont entre autres été abordés.

jeudi 29 janvier 2009

Le Sexe, modes d'emploi

Ce mercredi, Gabrielle Stefansky (animatrice de Parlez-moi d'Amour sur la Première) recevait Elisa Brune et Elisabeth Weissman pour discuter de leurs livres Alors heureuse... croient-ils! et La Nouvelle guerre du sexe parus en septembre dernier.


Deux livres, deux auteures, deux manières très différentes d'aborder le sexe. La Nouvelle guerre du sexe se révèle être un écrit sur le libéralisme et ses dérives qui font du sexe un objet de consommation auquel on applique un vocabulaire économique : capital, désir, optimisation, rentabilité... Tandis qu'Elisa Brune nous narre l'enquête qu'elle a mené sur la jouissance et le plaisir féminins.

Une discussion intéressante animée avec brio par Gabrielle Stefansky et à laquelle un public nombreux a pris part. Avec entre autres des questions sur l'importance du culturel (et du cultuel) sur la vision du plaisir, sur la différence de vision entre femmes et hommes,... Les questions des uns, les réponses des unes amenaient d'autres réflexions (parfois plus philosophiques) et même la lecture d'un poème érotique de Louis Aragon par Elisabeth Weissman , bref un bien beau débat!

La soirée s'est terminée par un échange plus personnel entre les auteures et certains membres du public.

Envie de terminer ce billet par un joli lapsus (révélateur?) d'Elisabeth Weissman à propos des sex toys : "Le coffret spécial sexe des mères"...

samedi 17 janvier 2009

Quelque chose d'Anne Frank : Journaux intimes de la seconde guerre mondiale

Une fois n'est pas coutume, L'expo Prostituées d'Europe s'étant terminée la veille et celle consacrée à Madagascar et à ses petits métiers ne commençant que le mois prochain, aucune expo n'ornait les murs de la grande salle. Ca fait drôle, les habitudes ayant la vie dure mais c'est comme ça.

Dans le cadre de la pièce Quelque chose d'Anne Frank, de Richard Kalisz, qui se joue au Jacques Franck les 20-21, 23 et 24 janvier, la Maison du Livre nous proposait une rencontre autour de cinq journaux intimes de la seconde guerre mondiale : Le Journal d'Anne Frank, La Langue du Troisième Reich (LTI) de Victor KLEMPERER, Une Femme à Berlin (anonyme), Le Journal d'Hélène Berr et Le Journal de Rutke.


Roland Baumann (journaliste et enseignant ULB/INRACI) nous a expliqué les points communs entre ces cinq journaux. Le premier est qu'ils ont tous été écrits en présence de la mort, un autre est cette volonté de témoigner tout en ne sachant pas s'ils survivraient. Il a également remis dans leur contexte chacun de ces cinq journaux, deux écrits par des adolescentes (Anne Frank et Rutke), deux par des Allemands (Victor Klemperer et l'auteure d'Une femme à Berlin) et un par une étudiante (Hélène Berr). Françoise Wuilmart nous a parlé avec passion de sa traduction d'Une Femme à Berlin en expliquant que pour pouvoir traduire un texte, elle doit le sentir, se l'approprier. Elle a entendu la voix de cette femme allemande, journaliste cultivée. Françoise a également mis en avant l'importance de la cocasserie de certaines scènes, de la présence de l'humour pour survivre.


Cette rencontre a été illustrée par la lecture d'extraits de ces journaux par les comédiens Angelo Bison et Carmela Locantore pour La Langue du Troisième Reich, Une femme à Berlin, Le Journal d'Hélène Berr et Le Journal de Rutke. Des extraits se répondaient d'un journal à l'autre, je pense entre autres au vécu de l'obligation du port de l'étoile jaune, que ce soit pour Victor Klemeperer, Hélène Berr ou pour Rutke.
Des lettres du Journal d'Anne Frank ont quant à elles été lues par par Jonas, Dan et Sarina, trois étudiants des écoles associées au projet de Richard Kalisz qui voulait assurer la pérennité de ces textes en y associant les jeunes.


J'ai beaucoup apprécié cette illustration des propos par des lectures. Ca m'a permis d'entrer dans certains de ces journaux que je n'avais pas lus ou que je ne connaissais pas.
Je crois que j'entendrai encore longtemps résonner la voix d'Angelo Bison scander le mot historique dans sa lecture d'un extrait de LTI. Et voilà le mot avec lequel, du début jusqu'à la fin, le national-socialisme a fait preuve d'une prodigalité démesurée. Il se prend tellement au sérieux, il est tellement convaincu de la pérennité de ses instituitions, ou veut tellement en convaincre les autres, que chaque vétille qui le concerne, tout ce qui le concerne, tout ce à quoi il touche, acquiert une signification historique. Il prend pour historique chaque discours du Fürher,... il prend pour historique chaque rencontre du Fürher avec le Duce, ... La victoire d'une voiture de course allemande est historique, ... *

Et comme l'a si bien conclu un membre du public : merci à tous pour ces lectures et plus particulièrement aux étudiants.


*in LTI, la langue du IIIe Reich, par Victor Klemperer, éditions Pocket 2006, p. 75-76

vendredi 12 décembre 2008

De la grisette à la courtisane, Les prostituées dans la littérature du XVIIIè siècle

Dans le cadre de l'expo Prostituées d'Europe, la Maison du livre accueillait la chercheuse Valérie André (ULB) venue nous parler de la figure de la prostituée dans la littérature française du XVIIIe siècle. C'était la première conférence "solo" à laquelle j'assistais à la Maison du Livre. Etant habituée aux débats et dialogues à deux, trois, quatre ou plus intervenants, ce changement de forme m'a un peu perturbée au début mais s’est révélé être tout aussi intéressant.

Après une brève contextualisation du sujet, Valérie André nous a expliqué qu'on retrouve les prostituées essentiellement dans deux veines dans les romans du XVIIIe : la veine sensible, sentimentale dans laquelle on retrouve par exemple Manon Lescaut de L'Abbé Prévost et la veine érotique, libertine qui était au cœur du sujet de cette conférence.

La conférence a été axée autour des types de prostitutions et de prostituées présents dans le roman de la veine érotique et libertine du XVIIIe. On y trouve par exemple la prostituée victime, avec Le Paysan perverti ou encore La Paysanne pervertie de Restif de la Bretonne; la prostitution au quotidien avec Le Pornographe du même Restif de la Bretonne ou La Correspondance d'Eulalie; La prostitution comme gagne-pain de femmes de tempérament (prostitution libertine) avec Juliette de Sade; le documentaire commercial : genre de "Guide du routard" de la prostitution avec entre autres Lettres d'un Provençal à Paris qui, sous couvert d'échanges épistolaires avec son épouse restée au pays, recense les bordels ou encore la prostitution au masculin avec Ma Conversion ou le libertin de qualité de Mirabeau.

La conférence s'est poursuivie avec la présentation des thèmes principalement présents dans ce type de romans : l'argent : rapport entre misère et prostitution, évolution de la prostitution dans le paysage ; les fantasmes et violence des clients ; les catégories sociales des clients ; les noms de "guerre" des prostituées : elles ne gardent généralement pas leur prénom de baptême. Prénoms types : Rosalie ou encore Eulalie. Des thèmes moins joyeux, tels la hantise de l'hôpital (entendu ici dans le sens de prison), des maladies vénériennes, de la vérole (il lui a donné une galanterie), sont également présents.

Valérie a agrémenté ses explications de lectures de petits extraits, entre autres de textes de Restif de la Bretonne, de Louis-Sébastien Mercier mais aussi d'auteurs anonymes ainsi que des extraits de police de l'époque (e.a d'Antoine de Sartine qui devient lui-même personnage de roman dans les aventures de Nicolas Le Floch, sous la plume de Jean-François Parot).

Notons pour finir que si la prostitution n'est jamais clairement nommée dans Manon Lescot de l'Abbé Prevost, ce roman a fait beaucoup parler de lui durant de cette soirée et plus particulièrement lors du dialogue avec le public.

vendredi 28 novembre 2008

Les Mots du pouvoir

Rigueur et ironie étaient bien au rendez-vous lors de cette soirée au cœur de l’actualité ce 27 novembre à La Maison du Livre. Avec un débat autour des Nouveaux mots du pouvoir, abécédaire critique paru chez Aden en 2007, Patrick de Lamalle (journaliste RTBF) et ses invités-Pascal Durand (ULG, directeur de la publication), Corinne Gobin (ULB, auteure de définitions) et Mateo Alaluf (sociologue, auteur de la chronique du Prêt-à-penser de la revue Politique)-nous ont offert un voyage critique au pays des mots que les politiques et les médias nous servent à la louche sans que tout un chacun n’y fasse trop attention, habitué qu’il est de les entendre. Pourtant, ces mots, comme gouvernance ou encore populisme ont glissé de sens au fil du temps et sont signe d’un changement des choses.

Pascal Durand nous a raconté son agacement et celui de ses étudiants par rapport au vocabulaire utilisé par les médias et politiques dans des cartes blanches et autres éditos parus dans des grands quotidiens tels Le Soir, La Libre Belgique ou encore Le Monde. Vocabulaire qui est à l'origine de ce projet d'abécédaire critique ayant pour but de tendre un piège ironique aux discours de maintenant.

Tous les mots ne sont pas présents dans l'abécédaire, certains commencent à devenir obsolètes. Ce type de publication devrait peut-être être édité sur support électronique. Pascal Durand a lancé une idée qui me séduit beaucoup. Pour lui, un Wikipédia contre idéologique serait une bonne chose.

Pour Mateo Alaluf, l'important dans les mots du pouvoir c'est l'antonyme, notion qu'il a expliquée par des exemples : flexibilité/rigidité ou encore coût du travail/revenu. Il nous a également expliqué pourquoi il militait contre le mot allochtone qu'il définit comme un des mots les plus détestables utilisé par notre langue. Ce mot pérennise la vision d'une société duelle opposant ceux qui sont d'ici à ceux qui sont d'ailleurs. Un membre du public a fait remarquer que ce type de mot avait l'air d'être savant, scientifique, comme d'autres mots du pouvoir. Cela a fait rebondir les intervenants en expliquant que les mots du pouvoir étaient souvent des euphémismes. Exemple (hors livre) : dégraissage (utilisé par Claude Allègre alors ministre de l'Education nationale en France). Ce mot compare finalement les travailleurs à de la mauvaise graisse qu'il faut éliminer, c'est assez violent. On lui préfère actuellement le terme restructuration.

Corinne Gobin a quant à elle parlé des mots pivots. Pour elle, les mots ont du pouvoir car ils fonctionnent en réseau. Pour elle, le changement de régime se fait en douceur car on est happé dans un système qui nous éloigne de la démocratie. Elle a également insisté sur l'importance des mots corrélés dans l'abécédaire.

La soirée s'est terminée par un dialogue avec le public où il a entre autres été question du glissement de sens des mots, des problèmes de traduction. Exemple : feuille de route en anglais, roadmap en anglais. Le sens de Feuille de route a changé de sens au fil des temps : dans les années trente, la feuille de route était donnée aux réfugiés qui étaient expulsés, elle fut aussi l'ordre de mission d'un soldat et est devenue le terme définissant les grandes étapes d'une stratégie et son échéancier. Elle est plus rigide que le roadmap.

Il y aurait encore beaucoup de choses à dire sur cette soirée autour des mots du pouvoir (lapsus, mots ayant changé de bord,...) mais ce billet est déjà assez long... Je n'ai pas envie de terminer comme Patrick de Lamalle et comme le livre par le mot zéro mais par cette réflexion pleine d'humour venue du public : "Il existe des petites sœurs des pauvres. Je n'ai jamais entendu parler de grandes sœurs des riches".

Merci à Corinne Gobin, Mateo Alaluf, Pascal Durand et Patrick de Lamalle pour cette belle soirée nécessaire, pleine de rigueur, d'ironie et d'humour.

Edit du 5 janvier 09 :

vendredi 7 novembre 2008

Oublier la grande guerre? 1914-1918 : une mémoire littéraire

Les rapports entre la littérature et la Première guerre mondiale étaient au cœur du dernier débat à la Maison du Livre. Cette rencontre était coorganisée par la revue Textyles , Archives et Musée de la Littérature (AML) et La Maison du Livre.


Avec Xavier Hanotte (écrivain), Hubert Roland (historien de la littérature, FNRS/UCL), Raoul Servais (cinéaste) et Daniel Couvreur, journaliste ( Le Soir ), spécialiste critique de BD comme intervenants; Pierre Schoentjes (Université de Gand) et Roland Baumann (INRACI/ULB), donc six personnes (voire sept si on compte l'intervention télévisée de Marc Quagebeur, directeur des AML) autour de la table pour présenter deux publications autour de ce thème. D'une part, 14-18 : une mémoire littéraire le n° 32-33 de la revue Textyles et la publication des actes du colloque Mémoires et antimémoires littéraires du XXeme siècle - La première guerre mondiale (à Cerisy la Salle en 2005) dirigé par Annamaria Laserra, Nicole Leclercq et Marc Quagebeur.

La différence de commémoration de la première guerre mondiale par la France et par la Belgique a été évoquée. Elle est beaucoup moins institutionnalisée en Belgique, vérouillée qu'elle est par la question linguistique.

Etant amatrice de BD, l'intervention de Daniel Couvreur m'a particulièrement intéressée. Pour lui, la Première guerre mondiale est essentiellement présente dans deux voies différentes dans la BD. D'une part, il y la voie réaliste qui montre la réalité intime du soldat avec un auteur comme Jacques Tardi, et son album C'était la guerre dans les tranchées (1993) ou encore Putain de guerre qui sort fin novembre, par exemple. D'autre part il y a la voie fantasmagorique représentée par des albums tels La lecture des Ruines (2001) de David B; Le Roi cassé (2005) de Nicolas Dumontheuil ou encore Une aventure rocambolesque de Vincent Van Gogh- La ligne de front (2004) de Manu Larcenet.


Edit du 5 janvier 09 :

mercredi 22 octobre 2008

Vous bloguez ? Et bien débattez maintenant !

Ce mardi, la Maison du Livre, en collaboration avec FIJ (Formation Insertion Jeunes), organisait une soirée autour du phénomène des blogs et recevait Mehmet Koksal, journaliste et créateur du blog Humeurs allochtones; Nicolas Balmet, journaliste ayant un blog en projet sur la télévision et Anna Sam, créatrice du blog Les Tribulations d'une caissière.

Trois blogueurs, trois profils et trois thèmes différents que chacun des protagonistes nous ont exposé. Mehmet Koksal, animateur d'Humeurs allochtones, un des tout premiers blogs de journalisme politique en Belgique a, après une agression en octobre 2007, décidé de ne plus mettre son blog à jour tout en le laissant en ligne. Nicolas Balmet dont le blog autour de la télévision est actuellement en gestation (naissance prévue courant janvier 2009) Anna Sam, bien qu'ayant quitté son poste d'hôtesse de caisse il y a quelques mois, continue d'animer Les Tribulations d'une caissière qui avait pour but premier de faire connaître et revaloriser ce métier que nous côtoyons toutes et tous mais que nous connaissons si mal. A noter : le livre éponyme d'Anna paru chez Stock.

Après cette présentation, débat avec un public qui, s'il était peu nombreux, n'en était pas moins intéressé. En vrac, ont été abordés la question de la responsabilité des propos tenus sur un blog, le phénomène des blogueurs professionnels et des blogs institutionnels aux USA, l'addiction du blogueur et de ses lecteurs, le ton personnel et subjectif, sa facilité d'accès et d'utilisation qui en font un des médias les plus démocratiques dans nos pays (malheureusement pas le cas dans des pays comme la Chine ou Cuba par exemple),... La conclusion du débat est revenu à Anna : Après tout, un blog est un beau média.

La soirée s'est terminée tranquillement autour d'un verre dans le Fabuleux mais improbable musée de Paul Walkinson.


Edit du 5 janvier 09 :

dimanche 12 octobre 2008

Autour du faux & Ethologie de l'Ordre des Chélicéropodes

Dans le cadre du Fabuleux mais improbable musée de Paul Walkinson, la Maison du Livre accueillait deux conférenciers de haut vol durant cette soirée : Daniel Dujeux, mathématicien spécialiste en faux littéraires et le Docteur Lichic, pataphysicien. Ceux-ci sont venus nous parler respectivement de l'affaire entre le mathématicien Michel Chasles et le faussaire Denis Vrain-Lucas qui secoua l'Académie des sciences au XIXe et de l'éthologie de l'ordre des chélicéropodes.

Pas grand chose à en dire si ce n'est qu'on a beaucoup ri, que certains ont eu droit à quelques "shoots" de vodka et que je ne verrai plus jamais la pince à linge de la même manière.

Merci, Daniel Dujeux ! Merci, Docteur Lichic !

vendredi 26 septembre 2008

Mathématiques congolaises : la rencontre

Belle soirée ce jeudi durant laquelle la journaliste Colette Braeckman recevait l'auteur congolais In Koli Jean Bofane pour Les Mathématiques congolaises, son premier roman paru chez Actes Sud.

D'emblée, Colette Braeckman a fait part de son enthousiasme pour ce livre gigogne comme elle l'a qualifié. Les Mathématiques concolaises compte de nombreux personnages, entre autres Célio Mathématik, la ville de Kinshasa elle-même ou encore le vieux lieutenant Bamba pour lequel, tout comme l'auteur, elle éprouve une certaine sympathie. Kinshasa et la vie qui s'y déroule ont bien sûr été au coeur de la discussion, mais pas uniquement. L'ambiguïté et la manipulation des divers personnages ont aussi fait parler d'elles.

In Koli Jean Bofane nous a également expliqué que, par ce livre, il souhaitait rendre hommage au peuple de Kinshasa.

Cette rencontre a été ponctuée par la diffusion d'extraits du livre, chacun ayant la Faim (Nzala) comme sujet principal. La Faim, un autre personnage plus discret mais également bien présent dans ces Mathématiques congolaises.

Un public nombreux et passionné était venu assister à cette rencontre. Parmi celui-ci, beaucoup avaient déjà, qui lu, qui entamé cette fresque kinoise. La discussion avec le public a été passionnée et vive. Hormis la littérature (pas assez abordée pour certains), Kinshasa, la vie politique congolaise, le monde de l'édition, l'importance des livres, le parlement debout ou encore la langue "kinshasisée" ont été au centre du débat pendant deux bonnes heures.

Un merci particulier à Colette Braeckman qui, malgré sa jambe plâtrée et l'ascenseur en panne, a pu gagner le deuxième étage de la Maison afin de nous faire partager cette belle rencontre autour des Mathématiques congolaises.


Edit du 5 janvier 09 :

Ce qu'en dit notre Maison Mère

lundi 26 mai 2008

Peut-on apprendre de l'histoire ? Du nazisme à Auschwitz – Identités nationales et meurtrières

Drôle d'entrée en matière pour cette rencontre autour de livres abordant les mêmes thématiques : Mon identité élective, Juif européen athée et Constantin Brunner, un philosophe allemand de l’antisémitisme, du nazisme et du sionisme – avec un texte de ce philosophe écrit en 1924 : Le malheur de notre peuple allemand et nos « Völkisch » de Jacques Aron; Destination Berlin et Terrain de manœuvre de Lionel Richard, le tout chez Didier Devillez éditeur. Et Primo Levi à l’œuvre ; La réception de l’œuvre de Primo Levi dans le monde, sous la direction de Philippe Mesnard et Yannis Thanassekos aux éditions Kimé. Tout de go, Henri Goldman, l'animateur, avoue n'avoir pas lu les livres de Lionel Richard et commence directement la soirée par des questions sans avoir présenté ses trois invités, Jacques Aron (architecte et essayiste), Yannis Thanassekos (sociologue et directeur le la fondation Auschwitz), et Lionel Richard (professeur de littérature comparée et auteur de nombreuses études sur la vie culturelle du XXe siècle)...

Peut-on apprendre de l’Histoire ? Question vaste s’il en est. Les trois auteurs nous ont rappelé que l’histoire était ni science exacte ni objective ; qu’elle avait pour but de faire savoir, faire comprendre et faire sentir les choses ; qu’elle ne pouvait, tout comme la mémoire, être considérée comme un vaccin qui nous immunise et que, si le devoir de mémoire est important, il ne faut pas se focaliser sur l’émotion qui est passagère mais insister sur l’importance de la réflexion entre autres avec les jeunes à qui on transmet cette mémoire.

La rencontre s'est ensuite longtemps attardée autour d'un des livres de Jacques Aron, Constantin Brunner, un philosophe allemand de l’antisémitisme, du nazisme et du sionisme – avec un texte de ce philosophe écrit en 1924 : Le malheur de notre peuple allemand et nos « Völkisch ». La question de l’identité a été abordée dans une moindre mesure.


Edit du 5 janvier 09 :