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jeudi 27 décembre 2007

Google : une démocratie du clic ?


Tant le titre du livre de Barbara Cassin, Google-moi la deuxième mission de l'Amérique, que celui de la rencontre-débat de ce 3 décembre (Google, une démocratie du clic?) étaient alléchants et prometteurs vu que de très nombreux internautes utilisent régulièrement les services proposés par cette société américaine, à commencer par son moteur de recherches.
Eh bien, cette rencontre animée par Lambros Couloubaritsis a tenu toutes ses promesses. Barbara Cassin a mis son propos à portée de son public (nombreux et intéressé) et a répondu de manière fort pertinente à toutes les questions.
Dans son livre, comme dans sa conférence, elle rend compte de son questionnement par rapport à la philosophie de Google et à ses pratiques (champion de la démocratie, "Our mission is to organize all the information in the world" +/- = "notre but est d'organiser l'information du monde pour le rendre accessible et utile à tous"; Don't be evil" +/- = "Ne sois pas méchant, ne fais pas le mal"). Loin de détruire ce moteur de recherche (qui est actuellement le plus performant sur le marché) Barbara Cassin partage sa réflexion et son analyse des principes et méthodes utilisés par Google. Pas de démagogie dans ses propos, pas de volonté de ne plus utiliser Google, au contraire, elle leur dit "Bravo et merci"; juste nous faire prendre conscience que Google est un révélateur du Net et que ses différentes pratiques ne sont pas toujours en adéquation avec sa philosophie. Et nous pousser à réfléchir à ce qu'est le Net et à la recherche sur celui-ci. Bref, utilisons, disons bravo et merci à Google mais soyons critiques et attentifs. Espérons aussi qu'il y ait un concurrent à Google, pour qu'il n'ait plus le monopole et soit obligé de réfléchir à certaines de ses pratiques.

Bref, si vous n'avez pas encore eu l'occasion de lire "Google-moi, la deuxième mission de L'Amérique", n'hésitez plus et plongez-vous y! Et aussi dans les livres dont l’auteure parle dans son livre : "La Révolution google de John BATTELLE, ou encore "LTI "de Victor KLEMPERER.
Et moi, comme d'autres, n'ai qu'une question après cette soirée :

"Vous revenez quand, Madame Cassin?"


Edit du 28 décembre 08 :

Ce qu'en dit notre Maison Mère

Yambi à La Maison du Livre

Eh bien les amis quelle soirée !

A 20h, la grande salle du deuxième était déjà pleine de monde. Celui-ci a continué d’affluer tt au long de la soirée. Les uns partaient, les autres arrivaient (joyeusement salués par de grands signes de la main de Didier de Lannoy), les chaises n’étaient jamais vides, quelques personnes ont même gagné le troisième étage pour assister à la rencontre-spectacle depuis les balcons de la bibli. Une expo pleine de sacs avait beau être présente ds la salle, l’attention des gens était concentrée sur la scène où discutaient Bibish Mumbu et Didier de Lannoy en compagnie d’In Koli Jean Bofane.

Cette soirée était enrichie de lectures de textes des deux auteurs par Alain Brezault, Françoise Deppe, Gauthier de Villers, Ella Elesse, et Carmelo Virone et nous plongeait au cœur de différents quartiers de Kinshasa.
Et tout à coup, voilà « L’article 15 » qui est sujet d’un des textes de Bibish. J’ai pas pu m’empêcher de rire. Combien de fois mon père ne nous a pas opposé cet article de la constitution zaïroise à mes frères et sœur et moi, si bien que nous le complétions nous même : « Débrouille-toi ! »…

Et la soirée s’est écoulée en lectures, discussions, rires et prise à partie du public interpellé nommément par l’un ou l’autre des participants.

Même si je ne connaissais rien ou presque de la culture congolaise, j’ai passé une très chouette soirée et fait de belles découvertes.


Yambi (Bienvenue !) voilà un festival qui porte bien son nom !


Edit du 28 décembre 08 :

Ce qu'en dit notre Maison Mère

Monstre en mille morceaux

Hé hé, enfin le vernissage de cette expo que je voyais prendre forme depuis quelques semaines quand je me rendais à la bibliothèque de Saint-Gilles. D'abord le recouvrement de l'entièreté de la salle avec des cartons, ensuite, des gens qui dessinaient, peignaient, collaient sur ce sol encartonné, ensuite encore un Petzi pendu dans l'ascenseur,...


Bref, de quoi aiguiser la curiosité de tout un chacun et la mienne en particulier. Chouette entrée en matière : avant de monter, chacun devait revêtir des chaussons bleu schtroumpf (décidément, on ne quittait pas le monde de la Bd) afin de ne pas abîmer l'installation cartonnée.
En dire plus sur l'expo est assez difficile car il y aurait énormément de choses à décrire et j'ai sans doute pas tout vu. Les photos sur le site de Nos restes seront bcp plus parlantes que mes bavardages. Simplement dire que l'installation au sol attirait ts les regards mais des dessins et textes étaient également exposés aux murs qd ceux-ci ne servaient pas de support. M'enfin, je pense y revenir un jour où il y a moins de monde pour pouvoir déambuler à l'aise (et la regarder du balcon, qd j'irai rendre mes livres à la bibli). Puis aussi essayer d'assister à l'une des soirées proposées pendant la durée de l'expo pour mieux comprendre le schmilblick. Bref, mon avis est mitigé pour l'instant. J'ai bien aimé certains trucs, d'autres, j'ai pas compris grand chose mais doit-on toujours vouloir tout comprendre???

Edit du 28 décembre 08 :

Au fil des contes

Accompagnées de costumes, de musiques, de masques, marionnettes ou encore d'ombres chinoises, les soeurs Cécile et Fleur Alexandre nous ont offert un magnifique tour du monde 100% non polluant.
Jules Verne et Phileas Fog n'ont plus qu'à aller se rhabiller vu que ce voyage a été bouclé en cinq jours à peine! Petits et grands étions suspendus aux paroles et à la gestuelle des deux conteuses qui nous ont tout d'abord emmenés en Afrique de l'Ouest où nous avons appris pourquoi, aujourd'hui encore, la hyène fouillait les entrailles après un trésor perdu et pourquoi le lièvre a de belles oreilles. Ensuite, direction le Moyen-Orient où nous avons fait la connaissance d'un chameau plus rusé qu'un chacal et avons été épatés par la malice des djinns. Mercredi nous a vu partir en Extrême Orient où l'amour d'un père pour sa fille peut se révéler cruel. La même région nous a rappelé qu'en cas de conflit, il était rarement judicieux de demander à un troisième larron de trancher si ce n'est pour mieux se faire rouler... Jeudi, plein feu sur le grand nord, ses animaux sauvages mais aussi sur l'histoire d'Ayoga, la jeune fille trop précieuse devenue oie. Enfin, vendredi, en route vers l'Amérique du Sud. A nouveau, les animaux étaient au rendez-vous. Nous savons maintenant pourquoi le cobaye a quelques flammes rousses sur son pelage et pourquoi le lapin a de longues oreilles. Et, de jour en jour, la petite phrase de fin d'étape, "Ce que l'on garde pourrit, ce que l'on donne fleurit", prenait tout son sens... Une grande complicité unit les deux soeurs dont le spectacle est régi par leur frère Jean (Philippe?), une belle histoire de famille en somme. Bref, un beau périple émaillé de rires et de surprises pour terminer cet été maussade sur une note de soleil qui illuminera la rentrée de chacun des heureux voyageurs. Vivement la prochaine fois!

Ré-écrire le père

Eh bien, quelle soirée...
Qui aurait cru qu'on allait parler d'agonie du père pendant près de deux heures? Je dois dire que je n'avais aucune idée de ce à quoi m'attendre lors de cette soirée Ré-écrire le père. Je m'attendais certes à être renvoyée à ma relation avec mon papa, m'enfin, pas à tant de questionnements personnels parfois bien enfouis...


L'émotion était palpable dans le public et parmi les intervenants, chacun ayant un vécu et une relation différents avec son père. Les extraits lus étaient poignants, combien de soupirs dans la salle, combien de fois ai-je voulu reprendre mon souffle (souffle, fil conducteur du texte de Claire Jaumain) et combien de fois cela n'a pas marché? Le souffle s'est même transformé en rire (salvateur ?) lors de l'intervention de Jean-Claude Legros, écorché haïssant son père comme il l'a clamé plusieurs fois...
Bref, une "drôle" de soirée qui, j'en suis sûre, en aura empêché d'autres que moi de dormir du sommeil du juste, probablement hantés par des souvenirs et des questions sans réponses claires et évidentes...

Edit du 28 décembre 08 :

Un érotisme joyeusement littéraire

Belle soirée de littérature érotique en compagnie d'Elisa Brune, Etienne Ethaire, Nathalie Gassel et de Nadine Monfils, animée par Otto Ganz. La pertinence de ses questions , le ton de ses interventions se présentaient parfaitement au sujet. Pour quelqu'un qui a fait ça "au pied levé", c'était vraiment très intéressant. J'ai apprécié la manière dont il s'adressait aux auteurs présents qui se sont vraiment prêtés au jeu. Cette rencontre était accompagnée de lectures de Sophie Piret dont la voix et l'excellente intonation collaient parfaitement aux textes lus. Bref, une chouette soirée.



Edit du 28 décembre 08 :
Ce qu'en dit notre Maison Mère

Faut-il interdire le prêt de la Bible en bibliothèque?

Ce débat , même s'il a été très frustrant (la majorité des débatteurs se sont trop attachés au livre "L'Atlas de la création" au lieu de partir de là pour aborder les thèmes annoncés dans la présentation) a eu le mérite d'exister et montre, selon moi, que certains sujets comme la déontologie, la notion de censure, la place (et ses limites) du pouvoir subsidiant dans les politiques d'acquisitions des bibliothèques publiques sont des sujets hyper délicats qui dérangent certaines personnes qui préfèrent se lancer dans des débats qui finalement tournent en rond au lieu d'aborder ces questions qui me semblent si importantes dans mon métier de bibliothécaire.



Edit du 28 décembre 08 :
Ce qu'en dit notre Maison Mère

Art postal : tous timbrés ?

Chouette expo printanière :Art postal, tous timbrés ? J'ai beaucoup aimé les enveloppes pleines de couleurs ainsi que l'originalité de certains supports (entre autres les emballages de chocolat et autres enveloppes en tissu). Qu'est-ce que ça doit être gai de recevoir ce type de courrier dans sa boîte aux lettres! J'ai été surprise d'apprendre que les correspondants ne se connaissaient pas avant d'entamer le projet. C'est une belle preuve d'échange, de générosité et de partage (tout comme l'expo d'ailleurs). Et merci à la Poste d'avoir joué le jeu.


Edit du 28 décembre 08 :

Soirée caca boudin pour adultes

La régression littéraire est un droit! Voilà comment Debout les mots nous invitait à oublier Littell et autres prix Rossel pour nous plonger dans La Littérature de jeunesse... sans enfants!
Rien que des adultes dans la salle, scotchés aux lèvres de Françoise et Saliha, nos deux super raconteuses d'histoires. En quelques minutes, le public a retrouvé ses cinq ans. Il a pris peur à la vue du grand monstre vert, a chanté La Galette, le Fermier dans son pré et rigolé aux histoires caca boudin et de la petite taupe qui voulait savoir qui lui avait fait sur la tête.

Edit du 28 décembre 08 :