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jeudi 18 décembre 2008

Souterrain en pleine lumière

Le programme de la soirée était alléchant, le nom des invités prometteur, le public nombreux et finalement la soirée organisée autour de la sortie de Dites 33!, le livre du collectif de hip hop bruxellois Souterrain, en collaboration avec Lezarts Urbains n'a pas pris.

C'est pas mon genre de partir avant la fin mais ce mercredi soir, non seulement ça ne décollait pas mais en plus j'ai rien compris au débat communautaire qui a eu lieu juste avant la pause.

Ok , Alain Lapiower, des Lezarts Urbains, avait annoncé que la soirée risquait d'être "prise de tête" mais quand même, je ne m'attendais pas à ça. J'ai pas l'impression qu'on ait beaucoup parlé du livre. Moi qui ne connais rien ou presque au hip hop et aux cultures urbaines, je me faisais une joie d'assister à cette soirée pour faire des découvertes. Finalement rien de tout ça : je ne sais toujours pas ce qu'est le collectif Souterrain, par exemple. Le débat stérile de fin de première partie et un mal au crâne ont eu raison de moi. J'ai déclaré forfait à la pause et suis rentrée chez moi déçue.


vendredi 12 décembre 2008

De la grisette à la courtisane, Les prostituées dans la littérature du XVIIIè siècle

Dans le cadre de l'expo Prostituées d'Europe, la Maison du livre accueillait la chercheuse Valérie André (ULB) venue nous parler de la figure de la prostituée dans la littérature française du XVIIIe siècle. C'était la première conférence "solo" à laquelle j'assistais à la Maison du Livre. Etant habituée aux débats et dialogues à deux, trois, quatre ou plus intervenants, ce changement de forme m'a un peu perturbée au début mais s’est révélé être tout aussi intéressant.

Après une brève contextualisation du sujet, Valérie André nous a expliqué qu'on retrouve les prostituées essentiellement dans deux veines dans les romans du XVIIIe : la veine sensible, sentimentale dans laquelle on retrouve par exemple Manon Lescaut de L'Abbé Prévost et la veine érotique, libertine qui était au cœur du sujet de cette conférence.

La conférence a été axée autour des types de prostitutions et de prostituées présents dans le roman de la veine érotique et libertine du XVIIIe. On y trouve par exemple la prostituée victime, avec Le Paysan perverti ou encore La Paysanne pervertie de Restif de la Bretonne; la prostitution au quotidien avec Le Pornographe du même Restif de la Bretonne ou La Correspondance d'Eulalie; La prostitution comme gagne-pain de femmes de tempérament (prostitution libertine) avec Juliette de Sade; le documentaire commercial : genre de "Guide du routard" de la prostitution avec entre autres Lettres d'un Provençal à Paris qui, sous couvert d'échanges épistolaires avec son épouse restée au pays, recense les bordels ou encore la prostitution au masculin avec Ma Conversion ou le libertin de qualité de Mirabeau.

La conférence s'est poursuivie avec la présentation des thèmes principalement présents dans ce type de romans : l'argent : rapport entre misère et prostitution, évolution de la prostitution dans le paysage ; les fantasmes et violence des clients ; les catégories sociales des clients ; les noms de "guerre" des prostituées : elles ne gardent généralement pas leur prénom de baptême. Prénoms types : Rosalie ou encore Eulalie. Des thèmes moins joyeux, tels la hantise de l'hôpital (entendu ici dans le sens de prison), des maladies vénériennes, de la vérole (il lui a donné une galanterie), sont également présents.

Valérie a agrémenté ses explications de lectures de petits extraits, entre autres de textes de Restif de la Bretonne, de Louis-Sébastien Mercier mais aussi d'auteurs anonymes ainsi que des extraits de police de l'époque (e.a d'Antoine de Sartine qui devient lui-même personnage de roman dans les aventures de Nicolas Le Floch, sous la plume de Jean-François Parot).

Notons pour finir que si la prostitution n'est jamais clairement nommée dans Manon Lescot de l'Abbé Prevost, ce roman a fait beaucoup parler de lui durant de cette soirée et plus particulièrement lors du dialogue avec le public.

mardi 2 décembre 2008

Vies de Femmes, femmes de vie

Dans le cadre du vernissage de l'expo Prostituées d'Europe, La Maison du Livre proposait un concert d'Odette Goffart en compagnie de Jean-Marie Dzuba au clavier.

En quelques chansons, Odette nous a chanté les femmes dans tous leurs états en reprenant Patricia Kaas, Georges Brassens (en duo avec le public), Barbara, Frehel ou encore Anne Sylvestre.

Cette soirée a fait raisonner en moi le festival des Chants des hommes de ce début d'année où quelques auteurs chantés par Odette avaient été exposés ou évoqués dans l'une ou l'autre rencontre.

Edit du 5 janvier 09 :

vendredi 28 novembre 2008

Les Mots du pouvoir

Rigueur et ironie étaient bien au rendez-vous lors de cette soirée au cœur de l’actualité ce 27 novembre à La Maison du Livre. Avec un débat autour des Nouveaux mots du pouvoir, abécédaire critique paru chez Aden en 2007, Patrick de Lamalle (journaliste RTBF) et ses invités-Pascal Durand (ULG, directeur de la publication), Corinne Gobin (ULB, auteure de définitions) et Mateo Alaluf (sociologue, auteur de la chronique du Prêt-à-penser de la revue Politique)-nous ont offert un voyage critique au pays des mots que les politiques et les médias nous servent à la louche sans que tout un chacun n’y fasse trop attention, habitué qu’il est de les entendre. Pourtant, ces mots, comme gouvernance ou encore populisme ont glissé de sens au fil du temps et sont signe d’un changement des choses.

Pascal Durand nous a raconté son agacement et celui de ses étudiants par rapport au vocabulaire utilisé par les médias et politiques dans des cartes blanches et autres éditos parus dans des grands quotidiens tels Le Soir, La Libre Belgique ou encore Le Monde. Vocabulaire qui est à l'origine de ce projet d'abécédaire critique ayant pour but de tendre un piège ironique aux discours de maintenant.

Tous les mots ne sont pas présents dans l'abécédaire, certains commencent à devenir obsolètes. Ce type de publication devrait peut-être être édité sur support électronique. Pascal Durand a lancé une idée qui me séduit beaucoup. Pour lui, un Wikipédia contre idéologique serait une bonne chose.

Pour Mateo Alaluf, l'important dans les mots du pouvoir c'est l'antonyme, notion qu'il a expliquée par des exemples : flexibilité/rigidité ou encore coût du travail/revenu. Il nous a également expliqué pourquoi il militait contre le mot allochtone qu'il définit comme un des mots les plus détestables utilisé par notre langue. Ce mot pérennise la vision d'une société duelle opposant ceux qui sont d'ici à ceux qui sont d'ailleurs. Un membre du public a fait remarquer que ce type de mot avait l'air d'être savant, scientifique, comme d'autres mots du pouvoir. Cela a fait rebondir les intervenants en expliquant que les mots du pouvoir étaient souvent des euphémismes. Exemple (hors livre) : dégraissage (utilisé par Claude Allègre alors ministre de l'Education nationale en France). Ce mot compare finalement les travailleurs à de la mauvaise graisse qu'il faut éliminer, c'est assez violent. On lui préfère actuellement le terme restructuration.

Corinne Gobin a quant à elle parlé des mots pivots. Pour elle, les mots ont du pouvoir car ils fonctionnent en réseau. Pour elle, le changement de régime se fait en douceur car on est happé dans un système qui nous éloigne de la démocratie. Elle a également insisté sur l'importance des mots corrélés dans l'abécédaire.

La soirée s'est terminée par un dialogue avec le public où il a entre autres été question du glissement de sens des mots, des problèmes de traduction. Exemple : feuille de route en anglais, roadmap en anglais. Le sens de Feuille de route a changé de sens au fil des temps : dans les années trente, la feuille de route était donnée aux réfugiés qui étaient expulsés, elle fut aussi l'ordre de mission d'un soldat et est devenue le terme définissant les grandes étapes d'une stratégie et son échéancier. Elle est plus rigide que le roadmap.

Il y aurait encore beaucoup de choses à dire sur cette soirée autour des mots du pouvoir (lapsus, mots ayant changé de bord,...) mais ce billet est déjà assez long... Je n'ai pas envie de terminer comme Patrick de Lamalle et comme le livre par le mot zéro mais par cette réflexion pleine d'humour venue du public : "Il existe des petites sœurs des pauvres. Je n'ai jamais entendu parler de grandes sœurs des riches".

Merci à Corinne Gobin, Mateo Alaluf, Pascal Durand et Patrick de Lamalle pour cette belle soirée nécessaire, pleine de rigueur, d'ironie et d'humour.

Edit du 5 janvier 09 :

jeudi 13 novembre 2008

Révolutions entre destruction et renaissance

Arriver à la Maison du Livre, m'étonner du peu de monde pour cette lecture autour des Révolutions,
M'installer, recevoir le programme et attendre gentiment que ça commence,
Me prendre le premier texte en plein cœur,
Me laisser emporter par le rêve (oh combien actuel?) de Martin Luther King,
Voir Gavroche ramasser ses cartouches, slalomer, remplir son panier, narguer les soldats par son chant, finalement être fauché au milieu de son refrain et s'effondrer sur les pavés,
Etre impressionnée par l'atmosphère de la salle et par l'attention du public et des lecteurs,
Frissonner à l'évocation chantée de la souffrance et de la disparition de Semira,
Encaisser,
Souffler, sourire et même rire à la légèreté relative du dernier texte (ouf),
Applaudir avec les autres et me dire que j'aurais bien encore écouté l'un ou l'autre textes...
Et finalement rentrer chez moi avec ces fragments de révolutions à repenser, à laisser cheminer.

Edit du 5 janvier 09 :
Ce qu'en dit notre Maison Mère



Une production de l'asbl Le Plaisir du Texte

vendredi 7 novembre 2008

Oublier la grande guerre? 1914-1918 : une mémoire littéraire

Les rapports entre la littérature et la Première guerre mondiale étaient au cœur du dernier débat à la Maison du Livre. Cette rencontre était coorganisée par la revue Textyles , Archives et Musée de la Littérature (AML) et La Maison du Livre.


Avec Xavier Hanotte (écrivain), Hubert Roland (historien de la littérature, FNRS/UCL), Raoul Servais (cinéaste) et Daniel Couvreur, journaliste ( Le Soir ), spécialiste critique de BD comme intervenants; Pierre Schoentjes (Université de Gand) et Roland Baumann (INRACI/ULB), donc six personnes (voire sept si on compte l'intervention télévisée de Marc Quagebeur, directeur des AML) autour de la table pour présenter deux publications autour de ce thème. D'une part, 14-18 : une mémoire littéraire le n° 32-33 de la revue Textyles et la publication des actes du colloque Mémoires et antimémoires littéraires du XXeme siècle - La première guerre mondiale (à Cerisy la Salle en 2005) dirigé par Annamaria Laserra, Nicole Leclercq et Marc Quagebeur.

La différence de commémoration de la première guerre mondiale par la France et par la Belgique a été évoquée. Elle est beaucoup moins institutionnalisée en Belgique, vérouillée qu'elle est par la question linguistique.

Etant amatrice de BD, l'intervention de Daniel Couvreur m'a particulièrement intéressée. Pour lui, la Première guerre mondiale est essentiellement présente dans deux voies différentes dans la BD. D'une part, il y la voie réaliste qui montre la réalité intime du soldat avec un auteur comme Jacques Tardi, et son album C'était la guerre dans les tranchées (1993) ou encore Putain de guerre qui sort fin novembre, par exemple. D'autre part il y a la voie fantasmagorique représentée par des albums tels La lecture des Ruines (2001) de David B; Le Roi cassé (2005) de Nicolas Dumontheuil ou encore Une aventure rocambolesque de Vincent Van Gogh- La ligne de front (2004) de Manu Larcenet.


Edit du 5 janvier 09 :

mercredi 22 octobre 2008

Vous bloguez ? Et bien débattez maintenant !

Ce mardi, la Maison du Livre, en collaboration avec FIJ (Formation Insertion Jeunes), organisait une soirée autour du phénomène des blogs et recevait Mehmet Koksal, journaliste et créateur du blog Humeurs allochtones; Nicolas Balmet, journaliste ayant un blog en projet sur la télévision et Anna Sam, créatrice du blog Les Tribulations d'une caissière.

Trois blogueurs, trois profils et trois thèmes différents que chacun des protagonistes nous ont exposé. Mehmet Koksal, animateur d'Humeurs allochtones, un des tout premiers blogs de journalisme politique en Belgique a, après une agression en octobre 2007, décidé de ne plus mettre son blog à jour tout en le laissant en ligne. Nicolas Balmet dont le blog autour de la télévision est actuellement en gestation (naissance prévue courant janvier 2009) Anna Sam, bien qu'ayant quitté son poste d'hôtesse de caisse il y a quelques mois, continue d'animer Les Tribulations d'une caissière qui avait pour but premier de faire connaître et revaloriser ce métier que nous côtoyons toutes et tous mais que nous connaissons si mal. A noter : le livre éponyme d'Anna paru chez Stock.

Après cette présentation, débat avec un public qui, s'il était peu nombreux, n'en était pas moins intéressé. En vrac, ont été abordés la question de la responsabilité des propos tenus sur un blog, le phénomène des blogueurs professionnels et des blogs institutionnels aux USA, l'addiction du blogueur et de ses lecteurs, le ton personnel et subjectif, sa facilité d'accès et d'utilisation qui en font un des médias les plus démocratiques dans nos pays (malheureusement pas le cas dans des pays comme la Chine ou Cuba par exemple),... La conclusion du débat est revenu à Anna : Après tout, un blog est un beau média.

La soirée s'est terminée tranquillement autour d'un verre dans le Fabuleux mais improbable musée de Paul Walkinson.


Edit du 5 janvier 09 :

dimanche 12 octobre 2008

Autour du faux & Ethologie de l'Ordre des Chélicéropodes

Dans le cadre du Fabuleux mais improbable musée de Paul Walkinson, la Maison du Livre accueillait deux conférenciers de haut vol durant cette soirée : Daniel Dujeux, mathématicien spécialiste en faux littéraires et le Docteur Lichic, pataphysicien. Ceux-ci sont venus nous parler respectivement de l'affaire entre le mathématicien Michel Chasles et le faussaire Denis Vrain-Lucas qui secoua l'Académie des sciences au XIXe et de l'éthologie de l'ordre des chélicéropodes.

Pas grand chose à en dire si ce n'est qu'on a beaucoup ri, que certains ont eu droit à quelques "shoots" de vodka et que je ne verrai plus jamais la pince à linge de la même manière.

Merci, Daniel Dujeux ! Merci, Docteur Lichic !

vendredi 26 septembre 2008

Mathématiques congolaises : la rencontre

Belle soirée ce jeudi durant laquelle la journaliste Colette Braeckman recevait l'auteur congolais In Koli Jean Bofane pour Les Mathématiques congolaises, son premier roman paru chez Actes Sud.

D'emblée, Colette Braeckman a fait part de son enthousiasme pour ce livre gigogne comme elle l'a qualifié. Les Mathématiques concolaises compte de nombreux personnages, entre autres Célio Mathématik, la ville de Kinshasa elle-même ou encore le vieux lieutenant Bamba pour lequel, tout comme l'auteur, elle éprouve une certaine sympathie. Kinshasa et la vie qui s'y déroule ont bien sûr été au coeur de la discussion, mais pas uniquement. L'ambiguïté et la manipulation des divers personnages ont aussi fait parler d'elles.

In Koli Jean Bofane nous a également expliqué que, par ce livre, il souhaitait rendre hommage au peuple de Kinshasa.

Cette rencontre a été ponctuée par la diffusion d'extraits du livre, chacun ayant la Faim (Nzala) comme sujet principal. La Faim, un autre personnage plus discret mais également bien présent dans ces Mathématiques congolaises.

Un public nombreux et passionné était venu assister à cette rencontre. Parmi celui-ci, beaucoup avaient déjà, qui lu, qui entamé cette fresque kinoise. La discussion avec le public a été passionnée et vive. Hormis la littérature (pas assez abordée pour certains), Kinshasa, la vie politique congolaise, le monde de l'édition, l'importance des livres, le parlement debout ou encore la langue "kinshasisée" ont été au centre du débat pendant deux bonnes heures.

Un merci particulier à Colette Braeckman qui, malgré sa jambe plâtrée et l'ascenseur en panne, a pu gagner le deuxième étage de la Maison afin de nous faire partager cette belle rencontre autour des Mathématiques congolaises.


Edit du 5 janvier 09 :

Ce qu'en dit notre Maison Mère

mercredi 24 septembre 2008

Le fabuleux mais improbable musée du docteur Paul Walkinson

Pas prise de tête cette nouvelle expo à la Maison du Livre ? Ben moi j'me la suis prise, la tête, en arrivant. Il m'a fallu du temps pour rentrer dans le monde de Paul Walkinson et admettre qu'il ne faille pas chercher à tout comprendre pour l'apprécier.


M'enfin, une fois rentrée dedans, c'est clair qu'y a des trucs qui m'ont bien fait rire. Je pense entre autres à l'épisode "Titanic" ou celui du dronte avec le nez de clown. D'autres m'ont interpelée, certaines inventions, comme le caresseur de chien, sont géniales. Cette expo est emplie de poésie, de non sens, y'a plein de jeux de mots dans les notices et autres, et puis ce livret avec la musique en langue des signes afin qu'elle soit accessible aux sourds et aux malentendants, un régal !

Bref, juste un petit conseil : laissez donc la raison à l'accueil et plongez dans cette folie douce qu'est le monde du docteur Paul Walkinson ...

Et finalement, ce n'est pas si prise de tête que ça, en somme, quand on rentre dans cet improbable mais fabuleux musée ...

Edit du 5 janvier 09 :

dimanche 14 septembre 2008

Dix ans : clap troisième !

10 ans, la Maison du Livre a 10 ans !
Comment ça, vous commencez à le savoir qu'elle a dix ans, la Maison du Livre ? Comment ça, elle en aurait peut-être même bien presque onze ? Comment ça, c'est la troisième fois qu'on fête cet anniversaire inoubliable en cinq mois ? Comme l'a si bien rétorqué Joëlle dans son discours : "Et alooors ?!" Et puis, ne dit-on pas jamais deux sans trois ??? Et enfin, vous n'aimez pas faire la fête, vous ?!

Après Le Bal de la bonne chanson chanson française (sans oublier Le Panier de la mégère et son cultissime Kiki en ouverture) en avril et les 10 ans d'Art y show en juin, voici donc venu le temps des discours Zacadémiques avec, dans le désordre, de la poésie, de l'humour et de l'émotion dans les interventions d'André Versaille, président, Fadila Laanan, ministre de la culture, Alain Hutchinson, député européen, Martine Willle, bourgmestre de Saint-Gilles et Joëlle Baumerder, directrice, le tout orchestré par Bruno Coppens, maître de cérémonie de cette magnifique soirée.

Bruno Coppens, celui-là même qui, il y a dix ans (voire onze vu que c'était en décembre 97) prononça le discours inaugural de cette grande aventure. Ne peux évoquer cette soirée d'il y a dix ans, je n'y étais pas, plongée dans le début de mes études que j'étais. Par contre, du discours, j'pourrais vous en parler un peu, Bruno nous ayant fait le plaisir de le relire ce soir. Discours plein d'auteurs cachés entre deux jolis jeux de mots auxquels sont habitués les aficionados de ce facétieux Tournaisien amoureux des mots.


Petit cocktail dînatoire avant d'entamer la seconde partie de la soirée, moins académique, plus chantée, plus ludique, remplie de surprises...

Qu'y avait-il au menu de cette seconde partie ?
Du chant avec des pastiches de chanson française : Une Petite fille de Nougaro devenue Une Petite maison sous la plume de Christine, interprétée par elle même en compagnie d'Ariane, Carmelo et Françoise;

Le jeune homme qui venait d'avoir 18 ans lors de sa rencontre avec Dalida en a maintenant 60 sous la plume drôle et grinçante d'Irène & Julie, avec la complicité de Kiki.


Mais aussi des dessins animés de Noémie Marsily,


des textes de Carl Rosens, ... Et, pour finir en beauté, un spectacle de notre maître de cérémonie.

Sinon vous avez déjà vu, vous, un événement de la Maison du Livre sans expo au deuxième? Moi pas! Au menu, pas une mais trois expos (peut-être parce que c'est la troisième fête des dix ans, je ne sais pas).
Un cabinet de curiosités collectées au fil de dix années d'activités. Du cordon ombilical coupé il y a dix ans par Charles Picqué au fameux verre mordu par Pierre Hanot lors du dernier Total Polar en passant par des livres, des photos ,... Voici donc dix ans résumés en objets.

Plume Pudding : quatrièmes de couvertures d'écrivains;
Gueules de lecteurs : magnifiques photos de Rachid/Richard Faratou accrochées aux cimaises de la bibliothèque (pas au deuxième mais bien aux troisième et quatrième étages).

Sans oublier le trône d'une Certaine gaieté qui transformait tout un chacun en rois et reines d'un soir, photos souvenirs à l'appui...

Beaucoup de gens présents (amis, écrivains, voisins, animateurs d'ateliers et leurs participants, invités aux débats, exposants, ...) pour cette troisième fête d'anniversaire, une ambiance pleine d'amitié, de complicité et de convivialité. Bref encore une soirée mémorable dont La Maison du Livre et son public ont le secret.

vendredi 20 juin 2008

ART Y SHOW

Héhé, encore une fête d'anniversaire à la Maison du Livre, hier !

Oui, oui, Art y show, la fête des ateliers et stages organisés tout au long de l'année et durant les vacances, souffle également ses dix bougies cette année !


C'est l'occasion de voir les productions en calligraphie latine ou hébraïque réalisées sous les conseils de Paul De Beys et Frank Lalou,


de lire des textes écrits lors d'ateliers et stages animés par Marie-Andrée Delhamende, Ouri Wesoly, Daniel Simon, Olivier Cinna ou encore Gérard de Sélys mais aussi de pouvoir discuter avec les différents animateurs présents.

Après une nouvelle lecture du Projet de loi de Sylvain Maréchal visant la défense d'apprendre à lire aux femmes par nos amis Christian, Françoise, Joëlle, Luc, Patrick et Saliha et soulignée par l'approbation enthousiaste de monsieur Lambert ;


France Lebon, directrice du Service de l'Education permanente de la Communauté française a rappelé le côté pionnier et innovateur des projets proposés depuis dix ans par la Maison du Livre.


Ensuite, après le verre de l'amitié, Gitla nous a invités à passer à table, non pour manger (quoique, les tartes d'anniversaire allaient suivre...) mais pour jouer avec les animateurs d'atelier. Ceux-ci nous ont proposé d'écrire un p'tit texte suivant un canevas précis, de le déposer dans un grand panier, avant qu'il ne soit pioché et lu par quelqu'un du public . Le thème de cette année? Le Dix. En cette période d'anniversaire, il paraît que ça s'imposait. Evelyne Wilvers nous a par exemple suggéré d'écrire un texte à partir de la phrase "J'ai dix amants, le premier est ...",

tandis que chez Eva Kavian, les doigts de notre voisin sont devenus support de notre texte, ...



Bref, une petite soirée bien sympathique et belle manière de conclure une jolie saison avant les vacances.

Edit du 5 janvier 09 :

lundi 26 mai 2008

Peut-on apprendre de l'histoire ? Du nazisme à Auschwitz – Identités nationales et meurtrières

Drôle d'entrée en matière pour cette rencontre autour de livres abordant les mêmes thématiques : Mon identité élective, Juif européen athée et Constantin Brunner, un philosophe allemand de l’antisémitisme, du nazisme et du sionisme – avec un texte de ce philosophe écrit en 1924 : Le malheur de notre peuple allemand et nos « Völkisch » de Jacques Aron; Destination Berlin et Terrain de manœuvre de Lionel Richard, le tout chez Didier Devillez éditeur. Et Primo Levi à l’œuvre ; La réception de l’œuvre de Primo Levi dans le monde, sous la direction de Philippe Mesnard et Yannis Thanassekos aux éditions Kimé. Tout de go, Henri Goldman, l'animateur, avoue n'avoir pas lu les livres de Lionel Richard et commence directement la soirée par des questions sans avoir présenté ses trois invités, Jacques Aron (architecte et essayiste), Yannis Thanassekos (sociologue et directeur le la fondation Auschwitz), et Lionel Richard (professeur de littérature comparée et auteur de nombreuses études sur la vie culturelle du XXe siècle)...

Peut-on apprendre de l’Histoire ? Question vaste s’il en est. Les trois auteurs nous ont rappelé que l’histoire était ni science exacte ni objective ; qu’elle avait pour but de faire savoir, faire comprendre et faire sentir les choses ; qu’elle ne pouvait, tout comme la mémoire, être considérée comme un vaccin qui nous immunise et que, si le devoir de mémoire est important, il ne faut pas se focaliser sur l’émotion qui est passagère mais insister sur l’importance de la réflexion entre autres avec les jeunes à qui on transmet cette mémoire.

La rencontre s'est ensuite longtemps attardée autour d'un des livres de Jacques Aron, Constantin Brunner, un philosophe allemand de l’antisémitisme, du nazisme et du sionisme – avec un texte de ce philosophe écrit en 1924 : Le malheur de notre peuple allemand et nos « Völkisch ». La question de l’identité a été abordée dans une moindre mesure.


Edit du 5 janvier 09 :

vendredi 16 mai 2008

Les Versets douloureux : Bible, Evangile et Coran entre conflit et dialogue

Beaucoup de monde présent lors du débat autour du livre Les Versets douloureux, Bible, Évangile et Coran entre conflit et dialogue (paru chez Lessius en 2007) en compagnie de ses auteurs : David Meyer, Soheib Bencheikh et Yves Simoens et animé par Jean-Pol Hecq, journaliste et animateur d'Et dieu dans tout ça sur la Première.

Durant la première partie du débat, les trois auteurs ont répondu aux questions de Jean-Pol Hecq, expliquant entre autres qu'en général, il existait autant d'interprétations (voire même plus selon le rabbin David Meyer) des textes sacrés que de lecteurs. Le jésuite Yves Simoens rappela aussi que le texte n'existe jamais indépendamment de l'ACTE de lecture. Ensuite, chacun a brièvement présenté les versets douloureux propres à sa religion sur lesquels il a travaillé et qui sont développés dans le livre. La collusion entre le religieux et la politique a également été abordée et débattue. Un point m’a particulièrement intéressé : la modification des textes au fil du temps, quand les commentaires écrits en marge des textes sacrés ont finalement été intégrés au corpus. Comme le dit si bien D. Meyer, il serait « facile » de les effacer, par contre, il serait beaucoup plus intéressant que ces commentaires puissent réintégrer leur place initiale, c’est-à dire dans la marge. A cogiter, je pense.

La seconde partie de la soirée s'est mue en un débat entre le public et les trois auteurs. Débat riche mais franchement difficile à résumer tant il y a eu d’interventions de la part d’un public parfois hyper pointu dans ses questions. Certains spectateurs ont regretté que le contenu du livre n'ait pas été tout le temps au centre du débat. Je ne peux que les inviter (et vous aussi, chers amis lecteurs de la Révision du Mal) à écouter l'émission Et dieu dans tout ça du dimanche 11 mai (dans laquelle Jean-Pol Hecq recevait également David Meyer, Soheib Bencheikh et Yves Simoens autour de leur livre) disponible via podcast sur le site de la Première et bien sûr à lire ce livre franchement intéressant, dialogue autour des trois grandes religions monothéistes.

Bref, par ce livre, ces trois religieux nous offrent une belle preuve d'ouverture, d'autocritique et démontrent que le dialogue et la connaissance de l'Autre sont plus que jamais indispensables. Et simplement conclure par ces mots de David Meyer : La religion n'est pas ce qui est écrit mais ce qu'on en fait.

Et bien sûr remercier Jean-Pol Hecq pour l'animation particulièrement intéressante de ce débat.


lundi 14 avril 2008

Super Bal aux lampions

"Tu vas au bal qu'y m' dit
J'u'y dit qui, y m' dit toi
J'u'y dit moi, y m' dit oui"


Ici s'arrête ma reprise de Tu vas au bal de Renaud car, contrairement aux protagonistes de cette chanson, j'y suis allée, moi, au Bal aux lampions et même que ce Super Bal de la Bonne Chanson française , hé ben c'était pas un bal con, loin de là. Que de la bonne musique, ma bonne demoiselle, une ambiance du tonnerre ma bonne dame, bref un tout grand moment, mon bon monsieur!


Ce grand bal a débuté par Le Panier de la mégère de et avec Julie Carlier et Irène Kaufer, sans oublier KIKI, à qui, dans mon ignorance, j'avais attribué l'image d'un chien, ce qui avait bien fait rire Irène et Julie... Bon, j'ai bien ri moi aussi quand j'ai découvert qui était KIKI. En effet, prendre pour un chien un caddie à qui une si jolie chanson d'amour est dédiée, ça la fout mal, moi je dis... Un grand moment de chanson française drôle, intelligente et gentiment moqueuse. A quand la suite, mesdames? J'en redemande et suis impatiente...


Après ce vidage de panier et le dégagement de la piste, le Super Bal de la Bonne Chanson française a pu démarrer sur les chapeaux de roue avec Alain Lapiower et ses musiciens Bob Dartch, John Valcke et Frank Wuyts.


Et on peut dire que question ambiance du tonnerre, ces musiciens en connaissent un rayon! Rien que de la bonne chanson française que le programme annonçait, rien que de la bonne chanson qu'on a eue! En vrac des reprises de Boum de Charles Trenet, de Ma Môme de Jean Ferrat, de Madeleine de Jacques Brel, de Foule sentimentale d'Alain Souchon et de bien d'autres. Sans oublier Lèche-bottes blues sur des paroles d'Alain Lapiower.


Le groupe a été rejoint par un sympathique invité, Thierry Van Campenhout du CCJF à qui nous devons entre autres une belle interprétation d'il est cinq heure, Paris s'éveille de Jacques Dutronc reprise en chœur par un public déchaîné sur la piste de danse.


Une heure du mat a pointé son nez bien plus vite que prévu et le bal s'est terminé par Les Filles du bord de mer avec le retour de l'ami Thierry au chant et à la guitare.
Ce grand bal a clotûré de manière festive le festival Les Chants des hommes, débuté à la mi-janvier. Il a également permis de fêter dignement les 10 ans de notre Maison Mère autour d'un gâteau d'anniversaire géant partagé avec le nombreux public présent.



Bref une très belle soirée, une magnifique manière de fêter le dixième anniversaire de la Maison du Livre et de repartir pour de nouvelles aventures livresques et autres...


Edit du 5 janvier 09 :

Ce qu'en dit notre Maison Mère

lundi 17 mars 2008

Poètes, vos papiers!

La dernière rencontre organisée dans le cadre du festival Les chants des hommes accueillait Jacques Bertin. Paul Hermant, chroniqueur et agitateur matinal de neurones dans Matin première, a préféré transformer cette rencontre en conversation, celle-ci permettant les digressions et autres chemins de traverses, quelle bonne idée !


Résumer cette conversation m'est assez difficile car effectivement, des digressions et chemins de traverses, il y en eut beaucoup. En vrac, Paul et Jacques ont parlé de la jeunesse et du papa de ce dernier, des rencontres avec des chanteurs et autres producteurs, de la voix comme organe sexuel, des livres et disques de l'artiste, ... Jacques Bertin a également évoqué le cruel manque de soutien de l'Etat français à la chanson contrairement à la danse ou à la littérature par exemple.

Une chouette rencontre qui, comme les précédentes, aura illustré d'une bien belle manière l'expo dans laquelle elle se déroulait, Jacques Bertin faisant d'ailleurs de temps en temps allusion aux artistes dont des pochettes de disques étaient exposées (à Felix Leclerc ou Jacques Douai, entre autres).

L'expo est encore visible un petit mois. Conseil d'amie, ne la loupez pas, elle vaut franchement la peine. Elle fera remonter de nombreux souvenirs ou sera source de belles découvertes.


Edit du 5 janvier 09 :

dimanche 9 mars 2008

Lecture à la foire du livre Off

Ce 8 mars, la fine équipe de notre Maison Mère (Joëlle Baumerder , Rachid Faratou, Christian Hublau, Patrick Moens et Luc Van Wassenhove) accompagnée de Françoise Deppe et de Saliha Kerkach, bibliothécaires saint-gilloises, a quitté la rue de Rome pour investir la scène de la première foire du livre Off.


"Et pour y faire quoi ?", vous demanderez-vous peut-être. Pour y donner lecture d'un projet de loi de 1801 qui, s'il avait été voté à l'époque, aurait peut-être empêché la Maison du Livre d'exister, ou, à tout le moins, d'être dirigée par une femme. Le passage de ce même projet m'aurait plus que probablement, ainsi qu'à toutes mes collègues, vu interdire l'accès à la profession de bibliothécaire.


Mais que visait donc ce mystérieux projet de loi proposé par Sylvain MARECHAL en 1801? L'interdiction d'apprendre à lire aux femmes, rien de plus, rien de moins.


Eh oui, ledit Maréchal a beau être un des précurseurs du communisme et être connu pour ses écrits pamphlétaires, il n'en demeure pas moins qu'il ne voyait vraiment pas pourquoi il eût été utile d'autoriser aux femmes d'apprendre à lire... Ben oui, vous vous imaginez, vous, si après, elles se mettaient à écrire, ou, pire encore à réfléchir ou à penser, qu'en serait-il, par exemple, de l'évolution des tâches ménagères et de la qualité de celles-ci???

Bref, un joli clin d'oeil de l'équipe de la Maison du Livre à la journée mondiale de la Femme qui se déroule chaque 8 mars.




Ps : pour les curieux, voici les références de ce texte toujours disponible actuellement :
MARECHAL, Sylvain : Projet de loi portant défense d'apprendre à lire aux femmes aux Editions Mille et une Nuits


samedi 8 mars 2008

Enfants du silence, la langue à retrouver


Roland Baumann (journaliste, critique littéraire et enseignant) recevait Anna Stlekowitcz, Adolphe Niesenholc et Myriam Fuks afin de discuter de leurs livres Conte des Nuits blanches et bleues, Bubele l'enfant à l'ombre et Je me suis rencontrée. Myriam Fuks ayant beaucoup (trop?) à dire et à raconter, Anna Stlekowitcz n'ayant pas réussi à vraiment prendre la parole et Adolphe Niesenholc préférant se taire, le débat n'a jamais vraiment décollé. C'est dommage mais c'est comme ça, la mayonnaise ne peut pas prendre à tous les coups...

A nous de lire (ou de relire) ces auteurs pour (re)découvrir les richesses de leur histoire.

dimanche 24 février 2008

Total Polar 5 : Le retour de la vengeance

Après un petit décrochage par Liège vendredi soir en compagnie de Pascale Fonteneau, Claude Mesplède, Nadine Monfils, Jean-Hugues Oppel et Joe G. Pinelli et animé par Patrick Moens de la Maison du Livre, la cinquième édition bruxelloise a débuté ce samedi 24 février dès 13h30 avec la remise du concours de nouvelles policières de la Première. Remise des prix présentée par Dominique Vasteels, agrémentée d’extraits des nouvelles primées par le comédien Eric De Staercke et son complice musicien. Les nouvelles primées seront diffusées dans Le Polar du dimanche sur la Première. A noter aussi : la nuit du Polar le samedi premier mars sur la même chaîne (avec entre autres des interviews d’auteurs présents lors du festival).

Tout au long de l’après-midi, une librairie spécialisée était à disposition des visiteurs pour eux découvrir les livres des auteurs présents (et se les faire dédicacer) mais aussi ceux de beaucoup d’autres, publiés chez Rivages Noir, Fleuve Noir, au Masque ou encore aux éditions du Seuil,…



Rencontre féminine avec Nicole Debarre, journaliste culturelle sur la Première, conversant avec Pascale Fonteneau, Nadine Monfils et Barbara Abel autour de leurs derniers livres (Contretemps, Babylone Dream et Illustre Inconnu) et de leur vision du Polar. Conversation pleine d’humour et de complicité; le tout dans le magnifique cabaret des Chants des hommes.



Descente au rez-de-chaussée pour les deux rencontres suivantes en compagnie de Jean-Claude Vantroyen, responsable des pages Culture du Soir. Avec celui-ci, nous nous sommes plongés dans l’immense dictionnaire des littératures policières en compagnie de son auteur Claude Mesplède qui nous en a raconté sa genèse mais aussi son parcours comme syndicaliste et membre de la commission culture chez Airbus.



JC Vantroyen s’est ensuite entretenu avec François Guérif, directeur de la collection Rivages Noir.



Et retour au deuxième étage pour la dernière interview de ce Total Polar : rencontre avec Pierre Hanot et Michel Leydier, animée par Patrick Moens. Discussion animée résume bien cet entretien, les auteurs n’ayant pas vraiment la même vision des choses. J’aime ces différences, apportant toute sa richesse au débat.



Petite pause bien méritée pour tout le monde avant de se retrouver autour d’un souper marocain convivial préparé par Saliha Kerkach.

Interlude musical avec Pierre Hanot au chant et à la guitare. Le public a ensuite été invité à jouer. Le festival Les chants des hommes battant toujours son plein, blind test musical chanson française spécial Polar avec toujours aux commandes nos amis Christian Hublau et Joëlle Baumerder de la Maison du Livre. Une nouvelle fois, le public s’est révélé être un fin connaisseur et a entre autres reconnu Gentleman cambrioleur de Dutronc et autres Charognards de Renaud, mais pas de Mireille Mathieu au grand désespoir de certains… Les prix ? Des bouteilles de pinard, cuvée spéciale Total Polar.


Edit du 5 janvier 09 :

vendredi 22 février 2008

Femmes de Paroles, Paroles de Femmes

Paroles de femmes en quelques considérations :

- Claude Io, slameuse; Aline Dhavré et France Léa, auteures-compositrices-interprètes : débatteuses ;
- Irène Kaufer, chroniqueuse à la revue Politique : modératrice ;
- Essentiellement féminin : le public (vu le sujet, le contraire eut été étonnant, certains clichés ont encore la vie dure...) ;
- Un débat un peu lent à démarrer auquel ledit public a volontiers pris part ;
- Une sorcière comme les autres d'Anne Sylvestre : "la" chanson de femme par excellence (suivant le public, les débatteuses et la modératrice);
- Pas de chanson d'homme faisant l'unanimité. peut-être parce qu'Amsterdam de Jacques Brel avait été évoquée lors du débat et ne pouvait pas être reprise ;
- Deux slams; l'un de Pascale du public, l'autre de Claude Io, débatteuse; les tribulations de "Moi et Je" ou devrai-je dire "Je et Moi" de France Lea, autre débatteuse : une belle manière de conclure ce débat ;
- Pas de photos : les appareils sont restés au repos (pour mieux sévir lors de Total polar samedi?)

Edit du 5 janvier 09 :