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jeudi 15 octobre 2009

L'Usine

Peu, trop peu de monde présent pour cette lecture de l'Usine de Vincent De Raeve proposée par le Plaisir du texte.

Après quelques instants de désœuvrement, le duo de lecteurs a décidé de quitté la scène et de s'installer avec les public autour de deux tables. Marie-Christine et Frédéric nous ont plongés dans l'Usine vue par Vincent et on (moi en tout cas) s'en est pris plein la tronche. Découverte d'un monde inconnu, de ses codes, de ses peurs, de ses violences, de ses révoltes, de ses espoirs aussi.

Merci à celles et ceux présents autour de la table pour ces moments forts et ces échanges riches et chaleureux avec l'auteur et les lecteurs.

jeudi 30 avril 2009

Les Impacts

Ce mercredi soir, le ciel a mis un peu de temps à être complice. Avec un peu de patience, la nuit a commencé à tomber, les images sont apparues sur l'écran et la lecture de Sébastien Dutrieux a pu commencer.

Durant une petite heure, il nous a emmené dans les Impacts, recueil de textes courts de Stéphane Lambert mettant des mots sur des portraits d'artistes comme Samuel Beckett, Arthur Rimbaud ou encore Marguerite Duras, ou encore de chambre comme celle de Vincent Van Gogh à Auvers sur Oise.

D'un coup, le noir a envahi la pièce. Le dernier mot était lu, le spectacle terminé et la nuit vraiment tombée.

vendredi 30 janvier 2009

Jacques Izoard et son Compère

Dans le cadre d'Er zit poësie in Sint Gillis !, la Maison du Livre et la Bibliothèque communale de Saint-Gilles accueillaient la première étape de cette balade poétique autour du Parvis et rendaient hommage à deux grands poètes belges que sont Jacques Izoard et Gaston Compère.

Alain, Christian, Françoise, Joëlle, Luc et Saliha nous ont proposé la lecture de quelques poèmes extraits entre autres de Le Grand bestiaire, Les Jardins de ma mère ou Kâma-Sûtra pour Gaston Compère et de Vêtu, dévêtu, libres ; Corps, maisons, tumultes ou de La Différence pour Jacques Izoard. Le tout accompagné de quelques compositions de Gaston Compère en guise d'intermède musical.

samedi 17 janvier 2009

Quelque chose d'Anne Frank : Journaux intimes de la seconde guerre mondiale

Une fois n'est pas coutume, L'expo Prostituées d'Europe s'étant terminée la veille et celle consacrée à Madagascar et à ses petits métiers ne commençant que le mois prochain, aucune expo n'ornait les murs de la grande salle. Ca fait drôle, les habitudes ayant la vie dure mais c'est comme ça.

Dans le cadre de la pièce Quelque chose d'Anne Frank, de Richard Kalisz, qui se joue au Jacques Franck les 20-21, 23 et 24 janvier, la Maison du Livre nous proposait une rencontre autour de cinq journaux intimes de la seconde guerre mondiale : Le Journal d'Anne Frank, La Langue du Troisième Reich (LTI) de Victor KLEMPERER, Une Femme à Berlin (anonyme), Le Journal d'Hélène Berr et Le Journal de Rutke.


Roland Baumann (journaliste et enseignant ULB/INRACI) nous a expliqué les points communs entre ces cinq journaux. Le premier est qu'ils ont tous été écrits en présence de la mort, un autre est cette volonté de témoigner tout en ne sachant pas s'ils survivraient. Il a également remis dans leur contexte chacun de ces cinq journaux, deux écrits par des adolescentes (Anne Frank et Rutke), deux par des Allemands (Victor Klemperer et l'auteure d'Une femme à Berlin) et un par une étudiante (Hélène Berr). Françoise Wuilmart nous a parlé avec passion de sa traduction d'Une Femme à Berlin en expliquant que pour pouvoir traduire un texte, elle doit le sentir, se l'approprier. Elle a entendu la voix de cette femme allemande, journaliste cultivée. Françoise a également mis en avant l'importance de la cocasserie de certaines scènes, de la présence de l'humour pour survivre.


Cette rencontre a été illustrée par la lecture d'extraits de ces journaux par les comédiens Angelo Bison et Carmela Locantore pour La Langue du Troisième Reich, Une femme à Berlin, Le Journal d'Hélène Berr et Le Journal de Rutke. Des extraits se répondaient d'un journal à l'autre, je pense entre autres au vécu de l'obligation du port de l'étoile jaune, que ce soit pour Victor Klemeperer, Hélène Berr ou pour Rutke.
Des lettres du Journal d'Anne Frank ont quant à elles été lues par par Jonas, Dan et Sarina, trois étudiants des écoles associées au projet de Richard Kalisz qui voulait assurer la pérennité de ces textes en y associant les jeunes.


J'ai beaucoup apprécié cette illustration des propos par des lectures. Ca m'a permis d'entrer dans certains de ces journaux que je n'avais pas lus ou que je ne connaissais pas.
Je crois que j'entendrai encore longtemps résonner la voix d'Angelo Bison scander le mot historique dans sa lecture d'un extrait de LTI. Et voilà le mot avec lequel, du début jusqu'à la fin, le national-socialisme a fait preuve d'une prodigalité démesurée. Il se prend tellement au sérieux, il est tellement convaincu de la pérennité de ses instituitions, ou veut tellement en convaincre les autres, que chaque vétille qui le concerne, tout ce qui le concerne, tout ce à quoi il touche, acquiert une signification historique. Il prend pour historique chaque discours du Fürher,... il prend pour historique chaque rencontre du Fürher avec le Duce, ... La victoire d'une voiture de course allemande est historique, ... *

Et comme l'a si bien conclu un membre du public : merci à tous pour ces lectures et plus particulièrement aux étudiants.


*in LTI, la langue du IIIe Reich, par Victor Klemperer, éditions Pocket 2006, p. 75-76

jeudi 13 novembre 2008

Révolutions entre destruction et renaissance

Arriver à la Maison du Livre, m'étonner du peu de monde pour cette lecture autour des Révolutions,
M'installer, recevoir le programme et attendre gentiment que ça commence,
Me prendre le premier texte en plein cœur,
Me laisser emporter par le rêve (oh combien actuel?) de Martin Luther King,
Voir Gavroche ramasser ses cartouches, slalomer, remplir son panier, narguer les soldats par son chant, finalement être fauché au milieu de son refrain et s'effondrer sur les pavés,
Etre impressionnée par l'atmosphère de la salle et par l'attention du public et des lecteurs,
Frissonner à l'évocation chantée de la souffrance et de la disparition de Semira,
Encaisser,
Souffler, sourire et même rire à la légèreté relative du dernier texte (ouf),
Applaudir avec les autres et me dire que j'aurais bien encore écouté l'un ou l'autre textes...
Et finalement rentrer chez moi avec ces fragments de révolutions à repenser, à laisser cheminer.

Edit du 5 janvier 09 :
Ce qu'en dit notre Maison Mère



Une production de l'asbl Le Plaisir du Texte

vendredi 20 juin 2008

ART Y SHOW

Héhé, encore une fête d'anniversaire à la Maison du Livre, hier !

Oui, oui, Art y show, la fête des ateliers et stages organisés tout au long de l'année et durant les vacances, souffle également ses dix bougies cette année !


C'est l'occasion de voir les productions en calligraphie latine ou hébraïque réalisées sous les conseils de Paul De Beys et Frank Lalou,


de lire des textes écrits lors d'ateliers et stages animés par Marie-Andrée Delhamende, Ouri Wesoly, Daniel Simon, Olivier Cinna ou encore Gérard de Sélys mais aussi de pouvoir discuter avec les différents animateurs présents.

Après une nouvelle lecture du Projet de loi de Sylvain Maréchal visant la défense d'apprendre à lire aux femmes par nos amis Christian, Françoise, Joëlle, Luc, Patrick et Saliha et soulignée par l'approbation enthousiaste de monsieur Lambert ;


France Lebon, directrice du Service de l'Education permanente de la Communauté française a rappelé le côté pionnier et innovateur des projets proposés depuis dix ans par la Maison du Livre.


Ensuite, après le verre de l'amitié, Gitla nous a invités à passer à table, non pour manger (quoique, les tartes d'anniversaire allaient suivre...) mais pour jouer avec les animateurs d'atelier. Ceux-ci nous ont proposé d'écrire un p'tit texte suivant un canevas précis, de le déposer dans un grand panier, avant qu'il ne soit pioché et lu par quelqu'un du public . Le thème de cette année? Le Dix. En cette période d'anniversaire, il paraît que ça s'imposait. Evelyne Wilvers nous a par exemple suggéré d'écrire un texte à partir de la phrase "J'ai dix amants, le premier est ...",

tandis que chez Eva Kavian, les doigts de notre voisin sont devenus support de notre texte, ...



Bref, une petite soirée bien sympathique et belle manière de conclure une jolie saison avant les vacances.

Edit du 5 janvier 09 :

dimanche 9 mars 2008

Lecture à la foire du livre Off

Ce 8 mars, la fine équipe de notre Maison Mère (Joëlle Baumerder , Rachid Faratou, Christian Hublau, Patrick Moens et Luc Van Wassenhove) accompagnée de Françoise Deppe et de Saliha Kerkach, bibliothécaires saint-gilloises, a quitté la rue de Rome pour investir la scène de la première foire du livre Off.


"Et pour y faire quoi ?", vous demanderez-vous peut-être. Pour y donner lecture d'un projet de loi de 1801 qui, s'il avait été voté à l'époque, aurait peut-être empêché la Maison du Livre d'exister, ou, à tout le moins, d'être dirigée par une femme. Le passage de ce même projet m'aurait plus que probablement, ainsi qu'à toutes mes collègues, vu interdire l'accès à la profession de bibliothécaire.


Mais que visait donc ce mystérieux projet de loi proposé par Sylvain MARECHAL en 1801? L'interdiction d'apprendre à lire aux femmes, rien de plus, rien de moins.


Eh oui, ledit Maréchal a beau être un des précurseurs du communisme et être connu pour ses écrits pamphlétaires, il n'en demeure pas moins qu'il ne voyait vraiment pas pourquoi il eût été utile d'autoriser aux femmes d'apprendre à lire... Ben oui, vous vous imaginez, vous, si après, elles se mettaient à écrire, ou, pire encore à réfléchir ou à penser, qu'en serait-il, par exemple, de l'évolution des tâches ménagères et de la qualité de celles-ci???

Bref, un joli clin d'oeil de l'équipe de la Maison du Livre à la journée mondiale de la Femme qui se déroule chaque 8 mars.




Ps : pour les curieux, voici les références de ce texte toujours disponible actuellement :
MARECHAL, Sylvain : Projet de loi portant défense d'apprendre à lire aux femmes aux Editions Mille et une Nuits


jeudi 27 décembre 2007

Soirée caca boudin pour adultes

La régression littéraire est un droit! Voilà comment Debout les mots nous invitait à oublier Littell et autres prix Rossel pour nous plonger dans La Littérature de jeunesse... sans enfants!
Rien que des adultes dans la salle, scotchés aux lèvres de Françoise et Saliha, nos deux super raconteuses d'histoires. En quelques minutes, le public a retrouvé ses cinq ans. Il a pris peur à la vue du grand monstre vert, a chanté La Galette, le Fermier dans son pré et rigolé aux histoires caca boudin et de la petite taupe qui voulait savoir qui lui avait fait sur la tête.

Edit du 28 décembre 08 :